Dans le miroir de ma pierre à encre

« Savez vous qu’il m’arrive parfois de vivre dans un état second
où je ne perçois plus de différence entre le moi
le genévrier sauvage
le petit caillou ballotté par les marées
le scarabée rhinocéros
ou la feuille de choux rongée par les chenilles.
Pourquoi vouloir toujours nommer l’innommable,
l’éphémère je le suis
incandescente de nature.
Où se situer
si ce n’est au cœur de l’ouragan
au bord d’une faille rocheuse
à la lisière du vide et de la matière
percevant furtivement
dans le miroir de ma pierre à encre
de multiples métamorphoses ?
Je ne suis rien sinon l’errance d’un destin. »

Fabienne Verdier

Cet article a été publié dans Poésie, Théorie. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s