« D’ici là
D’un instant l’autre
L’inattendu adviendra…
Habitera l’intervalle.
Du dire à l’ouï-dire,
Du don à l’abandon ;
Tout le souffle du printemps
Qu’un trait d’éclair retrace.
Les anciens rêves éclatant en bourgeon.
Soif et ivresse demeurent intactes ;
Dans le rythme primordial retrouvé,
Source sera nuage et nuage averse.
D’ici là
D’un instant l’autre
Nous nous rejoindrons ;
Chacun en avant de soi
S’étend de ce qu’il ouvre,
S’accroît de ce qu’il donne. »
François Cheng