« De toi
Je ne sais plus
Que le souffle joyeux des herbes sous la morsure du vent aux dents de lait
La petite lueur de la bougie dans la nuit qui danse
De toi
Je ne sais plus
Que la moisson des rêves
Le nu de la terre, plus nue de ses ornières
De toi
Je ne sais plus
Que l’écriture passante
L’eau bue avec gourmandise par les paysages
Laissant jusqu’aux prochaines averses la trace d’un amour obscur
De toi
Je ne sais plus
Que la fenêtre en moi
Que moi sous la surface du jour
Apprenant à respirer dans un autre élément que l’air. »
Cédric Migard