A l’œil nu

« Par une enfant, un pêcheur de crevettes, un chien sans maître,

Par chaque promeneur de hasard, le dernier rôle d’une histoire

A la frontière de la mer et du sable

Mes fragments ramassés.

Le jour s’est levé en métaphore,

La vague roule ses pigments, ses huiles,

Ses couleurs d’oiseaux

Jusqu’à l’image jamais vue.

D’un coup de pinceau s’éclairent les rivages,

La plage de solitude se découvre en notes visibles

A l’œil nu.

Je me souviendrai de tout :

De toi avant que tu ne viennes,

Du silence parturient,

Des brefs instants de sel dans le monde,

De l’avenir blanchi comme un os de seiche,

Du poème insoumis que tu me donnes à aimer,

De ce qu’il y a à habiter dans la douceur de ta main,

Des larmes brassées par le vent du large. »

Cédric Migard

Cet article a été publié dans Poésie, Théorie. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s