Cantate des nuits intérieures

« J’ai vu des paysages refermés sur leurs forêts
Des nuits profondes comme des citernes
Des arbres qui taisaient dans l’ombre leurs secrets
Mais aujourd’hui les fenêtres du ciel
S’ouvrent sur une province inconnue
Où les blés montent plus haut que les étoiles
Où les fontaines au coin des rues
Fleurissent comme des lampes familières.
Je goûte un pain meilleur que le silence
Et j’épelle les jours simplement pour le bonheur.
Qui parle de retour ?
Il faut saluer la vieille terre
Et pour le grand voyage préparer son cœur. »

Hélène Cadou

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