« L’œuvre littéraire est comme un enfant : elle n’est pas une propriété. L’auteur souhaite seulement qu’une mise au monde survienne. S’il fait confiance, ce n’est pas aux idées claires mais à une exigence qui se tient à la jonction de la foi, de l’expérience et du langage. Ce n’est pas à lui de décider du sens. A chaque fois il fait un pari et court un risque. Il s’avance dans l’insu. Mais son ignorance devient lumineuse au cœur de l’écriture. Son texte s’étoile de lueurs… Il peut donner ce qu’il ne possède pas. S’il entend dire que ses livres invitent à la foi, il est le premier étonné : il regarde ses mains vides. »
Jean Sulivan