« Semer
avec la main coupée
du silence. »
Jean-Pierre Nicol
« Semer
avec la main coupée
du silence. »
Jean-Pierre Nicol
« L’important demeure, aussi court que soit son clavier, de chanter sa propre chanson, de rester fidèle au rythme intérieur… La solitude de la poésie me cerne toujours plus et peuple la solitude qu’elle crée. »
Alliette Audra
« N’envoyez plus de lettres, seulement des feuilles d’arbres
que le soleil détache ou le vent cueille
ou l’automne abat et dépose entre vos mains. »
Alliette Audra
« Nous nous replions jusqu’à ce mince battement
qui nous sépare de la mort, juste le sang,
et si nous écoutons le paysage, ce n’est par pour aimer sa musique
mais pour un autre bruit messager de palpitation. »
Marie-Claire Bancquart
« La plaine, les vallons plus loin,
Les bois, les fleurs des champs,
Les chemins, les villages,
Les blés, les betteraves,
Le chant du merle et du coucou,
L’air chaud, les herbes, les tracteurs,
Les ramiers sur un bois,
Les perdrix, la luzerne,
L’allée des arbres sur la route,
La charrette immobile,
L’horizon, tout cela
Comme au creux de la main. »
Eugène Guillevic
« Il neige et il neige,
Sur des ponts silencieux,
Des ponts que les autres ignorent. »
Tarjei Vesaas
« Peux-tu peindre le cœur d’un printemps inexploré,
La fleur qui se fane sur la graine future ?
Peux-tu peindre le vide des années-lumière,
Le message que l’aube abandonne à la nuit ?
Peindre ce que sera la tombe d’un homme vivant,
L’empan et le sable dénoué dans sa paume ?
Du firmament anéanti peux-tu peindre le courant,
Au-delà de l’image, l’écho de ses silences ?
Peux-tu, sur un mirage, peindre la poésie,
Et ma jeunesse perdue sur les glycines de l’onde ?
Dis-moi, peux-tu peindre tout cela sans écrire ? »
Suzanne Scheinert-Servais