« Laisse courir ta plume
Comme l’eau va…
Et mieux
Si la plume est absente
Laisse bondir ton cœur
Comme la balle
Et s’élargir tes yeux
Comme les cercles de l’étang. »
Franz Hellens
« Laisse courir ta plume
Comme l’eau va…
Et mieux
Si la plume est absente
Laisse bondir ton cœur
Comme la balle
Et s’élargir tes yeux
Comme les cercles de l’étang. »
Franz Hellens
« J’ai laissé, je ne suis pas revenu.
Je n’ai rien touché. Sauf la luzerne.
Je sors du pré,
D’une goutte de rosée,
Comme si je n’avais vu le jour qu’aujourd’hui
A l’instant.
C’était l’hiver, l’écluse.
Je n’avais droit qu’au clocher, au passant,
A cette lampe minuscule mais irréductible qui tremblait dans sa voix.
Comme on écrit sur une table bancale. »
Thierry Metz
« Lorsque tu es lié à toi,
Nuage triste te renferme.
Lorsque tu es libre de toi,
À tes côtés la lune vient.
Lorsque tu es lié à toi,
L’ami se détourne de toi,
Lorsque tu es libre de toi,
Vers toi le vin de l’ami vient.
Lorsque tu es lié à toi,
Tu es comme l’automne triste.
Lorsque tu es libre de toi,
Comme printemps décembre vient. »
Djalâl ad-Dîn Muḥammad Rûmî
« Choux, tomates et tournesols complotent pour une vie meilleure. Le soleil pensif marche dans les allées. Le son d’une cloche rassemble les moutons de l’air. Une treille fait un ciel de lecture.
Il y a des lieux où on se sent inexplicablement aimé. »
Christian Bobin
« Quel jour sommes-nous ?
Quelle heure est-il ?
Ne dites rien tant que je dessine un visage.
Je m’octroie l’aube et le crépuscule. »
Thierry Metz
« Sans le chant
Saurais-tu t’orienter ? »
Jean Lavoué
« Sous les mots
C’est l’enfance
Que tu cherches. »
Jean Lavoué
« Déjà je parle aux arbres
et mes doigts me suffisent. »
René Guy Cadou