« Non, non, pas acquérir. Voyager pour t’appauvrir. Voilà ce dont tu as besoin. »
Henri Michaux
« Non, non, pas acquérir. Voyager pour t’appauvrir. Voilà ce dont tu as besoin. »
Henri Michaux
« S’il y a un destin, la liberté n’est pas possible ; si, au contraire, la liberté existe, alors il n’y a pas de destin, c’est-à-dire qu’alors nous sommes nous-mêmes le destin : c’est ce qu’à cet instant-là j’ai compris plus clairement que jamais. »
Imre Kertész
« Sans obédience
mais non sans musique
Sans religion
mais non sans mystère
Nous qui sommes du soleil
sans être païens
Nous qui sommes du Christ
sans être chrétiens
Nous qui sommes la paix
sans être vaincus
Nous portons la beauté
sur les autels de verdure
Nous offrons la puissance
aux mouvements du cœur
Nous clamons la raison
au-delà des principes
Nous trouvons l’équilibre
au sommet du délire
Et dansant sur l’abîme
au son de solarelles
nous donnons à tout langage
la magie du plaisir
dans les yeux d’un enfant. »
Pierre Boujut
« Quand le ciel rencontre pour de vrai la terre, que font-ils ?
Ils se font l’un à l’autre des fleurs,
Et tout ce qui a des ailes chante. »
Alina Reyes
« Je ne savais encore ni lire ni écrire, à peine si je savais épeler mon prénom… Pourtant, j’étais déjà assez éveillée pour souffrir, et mon cœur était prêt à recevoir l’illumination du langage. »
Lydie Dattas
« La vie est terrible et pourtant le blé pousse encore,
les fleurs sauvages fleurissent,
elles ne peuvent pas s’empêcher de pardonner,
c’est plus fort qu’elles. »
Jean-Marie Kerwich
« L’univers est infini, la terre a des milliards d’années, mais quelques secondes, quelques centimètres seulement suffisent à détourner une vie. »
Diane Ducret
« C’est l’une de ces journées de juin… Prenez l’odeur du linge fraîchement lavé, de l’herbe tendre qui sèche après une ondée. Prenez le scintillement changeant du soleil dans un champ, le goût des feuilles de menthe si fraîches sur la langue, l’éclat sans faille des tulipes dans un jardin, des ombres vertes, qui s’éclaircissent vers le jaune, s’assombrissent vers le bleu… l’éblouissement, la caresse chaude du soleil sur votre peau… les flèches aveuglantes du soleil qui ricochent sur le bleu intense et limpide de l’eau… l’euphorie… les bulles qui montent, qui éclatent… le doux glissement… le chant liquide de l’eau sous la proue… de minuscules taches de couleurs qui chatoient et qui dansent… tout cela à aimer, à chérir. Jamais plus un si beau jour ! »
Sylvia Plath