« Tu sais toi, tout ce que l’on peut trouver
dans la chair des mots et celle de la mer.
L’éternité dans une étreinte. »
Patricia Ryckewaert
« Tu sais toi, tout ce que l’on peut trouver
dans la chair des mots et celle de la mer.
L’éternité dans une étreinte. »
Patricia Ryckewaert
« Ouvrant le barillet étanche des allumettes, Starbuck après de nombreux efforts infructueux parvint à allumer le fanal, l’amarra au manche d’une lance naufragée et le tendit… Et là il se trouvait assis, élevant cette chandelle imbécile au cœur de cet abandon infini. Et là il se trouvait assis, signe et symbole de l’homme sans foi élevant sans espoir l’espérance au sein de la désespérance. »
Herman Melville
« Poème plus lucide que nous, il a changé la cible en seuil. »
Pierre Dhainaut
« Faire d’un mot une barque, c’est là tout mon travail. »
Eugénio de Andrade
« Les philologues n’ont pas encore découvert la métrique de l’Indien ; chaque poème correspond à une danse et incorpore des syllabes dépourvues de sens. Par son rythme différent, l’auditeur sait si une chanson est amoureuse, épique ou magique, bien qu’il ne comprenne pas la langue. Ses métaphores ne se justifient pas sur le plan logique, mais elles sont efficaces ; un chant invoque les renards argentés de la lune… Les Peaux-Rouges connaissaient des chansons curatives, des chansons pour obtenir l’amour ou la victoire. Ils composèrent des vers qu’un homme ne pouvait confier à un autre qu’à l’heure de la mort. Selon la phrase de Baudelaire, ces choses-ci sont comme l’écho d’un monde absent. »
Jorge Luis Borges
« Ces mots-là
sont le seul pain rompu
Le toi et moi, le lien
un instant confondus. »
Georges Haldas
« Je récupère les images qui traînent, les mots usés, les papiers froissés, les bateaux de flaques de chemins. J’accompagne les oiseaux en promenade. Parfois, je m’appuie aux arbres. Alors le bruit s’éloigne, le mensonge s’éloigne, l’agitation s’éloigne. Les miroirs déformants, les gestes voleurs, les airs inspirés, les sentiments douteux, s’éloignent. Je trouve une joie, la glisse dans ma poche. Le ruisseau rince mes ombres. Je vais dans la pauvreté du jour. »
Ile Eniger
« Je reconnaissais combien tout à coup
C’était l’aube sous le langage. »
Bernard Vargaftig