« Soleil indicible
Qui te rive matinal à la table
Comme un pain partagé. »
Jean Lavoué
« Soleil indicible
Qui te rive matinal à la table
Comme un pain partagé. »
Jean Lavoué
« Je ne cherchais qu’une poignée de myrtilles,
mais en levant les yeux,
j’ai découvert toute la forêt. »
Marcel Havrenne
« Je revenais d’une saison d’ardoises,
De longs hivers à couper au couteau…
Pour le feu
Je garderai le dur silex de ma mémoire. »
Liliane Wouters
« A l’émerveillement s’ajoute en poésie la joie de parler. Il faut la prendre, cette joie, dans son absolue positivité. L’image poétique, apparaissant comme un nouvel être du langage, n’est en rien comparable à une soupape qui s’ouvrirait pour dégager des instincts refoulés. L’image poétique éclaire d’une telle lumière la conscience, qu’il est bien vain de lui chercher des antécédents inconscients. Du moins, la phénoménologie est fondée à prendre l’image poétique dans son être propre, en rupture avec un être antécédent, comme une conquête positive de la parole… En essayant d’affiner la prise de conscience du langage au niveau des poèmes, nous gagnons l’impression que nous touchons l’homme de la parole nouvelle, d’une parole qui ne se borne pas à exprimer des idées ou des sensations, mais qui tente d’avoir un avenir. On dirait que l’image poétique, dans sa nouveauté, ouvre un avenir du langage. »
Gaston Bachelard
« La voix unifie, rassemble le sujet… La voix est relation… C’est ce perpétuel débordement de signifiance, dans le poème, qui fait que la voix peut être la métaphore du sujet. »
Henri Meschonnic
« Je ne parle pas
mes mots
je les marche
et je marche mon silence. »
Henri Meschonnic
« Mes poèmes sont le langage de ma vie.
C’est par eux que je vais d’inconnu en inconnu.
Ils me font plus que je les fais. »
Henri Meschonnic
« Mon faire consistera à être là. »
Etty Hillesum