« La paix…
Qui n’est pas colombe…
Mais simple objet du cœur régulier.
Mots partagés et partageables entre les hommes
Pour dire la faim, la soif, le pain, la poésie,
La pluie dans le regard de ceux qui s’aiment. »
Salah Stétié
« La paix…
Qui n’est pas colombe…
Mais simple objet du cœur régulier.
Mots partagés et partageables entre les hommes
Pour dire la faim, la soif, le pain, la poésie,
La pluie dans le regard de ceux qui s’aiment. »
Salah Stétié
« Ce nom qu’il a tant modulé déjà mais qu’il lui faut encore bercer comme la mer. »
Patrice de la Tour du Pin
« Entre dans la maison.
Consens à la douceur,
Aie pitié de la matière des songes et des oiseaux.
Invoque le feu, la clarté, la musique des flancs…
Ne sois pas comme l’ombre…
Répète les syllabes
où la lumière est heureuse et s’attarde. »
Eugénio de Andrade
« Toi le féminin
Ne nous délaisse pas ;
Qui n’est point douceur
Ne survivra pas. »
François Cheng
« Quand ça cesse de haleter,
bribes d’une voix ancienne en moi. »
Samuel Beckett
« On ne connaît jamais mieux une chose que par son manque. »
Christian Bobin
« Je ne conçois de littérature que métamorphosante. Une littérature qui soit tout le contraire d’une complaisance ombilicale, d’un désir niais d’être admiré, d’un prestige égocentré dans un jardin de fantasme. Par sa substance et ses signes ravissants, une littérature qui approfondisse notre présence au monde réel et établisse une atmosphère capable d’éveiller nos sens et de convier l’esprit à plus de sagacité. Toute vraie littérature passe par la personne et parvient à une espèce d’impersonnalité propre à chacun. Elle respire et inspire, elle professe la confiance, elle rétablit l’éternelle loi de réflexion et, devant notre doute et notre désarroi, nous fait comprendre que les moyens de métamorphose sont toujours en nous. »
Jean-Pierre Otte
« Reculer en soi tous les horizons
chercher le bleu dans le bleu…
mais aussi
la pensée dans la pensée
une clarté sous la lumière
plus encore :
trouver la joie où elle n’est pas
non pas la joie
qui tombe des yeux et de la bouche
celle-là plutôt
qui est comme sous les doigts
un galet longuement usé par la mer
galet qu’on a ramassé à genoux
et qui contient la mer
et puis :
ouvrir le pas
vers des beautés très hautes
et cependant très proches
sommets levés en soi
intérieurement aimés
à chaque instant possibles
car tout regard tout geste toute fraîcheur
en sont soudain la cause. »
Jean-Pierre Siméon