« Écrire dans ce monde…
Dans cet instant de ma présence à ce monde.
Qui est le mien.
Écrire.
Parce que je ne me connais pas sans ce lien intime,
presque alchimique,
entre ma plume et une feuille blanche. »
Sarah Oling
« Écrire dans ce monde…
Dans cet instant de ma présence à ce monde.
Qui est le mien.
Écrire.
Parce que je ne me connais pas sans ce lien intime,
presque alchimique,
entre ma plume et une feuille blanche. »
Sarah Oling
« Je suis debout dans mon jardin à des kilomètres de la Capitale
Je retrouve contre la joue du soir l’inclinaison natale
Les oiseaux parlent dans la haie
Un train sans voyageur passe dans la forêt. »
René Guy Cadou
« Sur l’ardoise de vos sommeils d’oiseaux,
voici les écritures blanches. »
Pierre Torreilles
« Nous sommes faits
Pour la mer sans fissure
Pour le cygne incendié
Pour notre double de la tour
Pour la grappe d’une seule pluie
Pour la falaise libre
Pour la rose escarpée
Pour la proie d’azur.
Mais nous sommes faits aussi
Pour la terre des offenses
Le silo des peines
Le sentier des présences.
Vers les jardins précaires
Le cœur nous rapatrie. »
Andrée Chedid
« Les enfants en bas âge mettent tout à la bouche quand ils découvrent le monde à travers la forme, la consistance et peut-être le goût des objets. Il semble que cette pratique disparaisse au fur et à mesure qu’apparaît le langage, grâce à un tour de passe-passe où les mots remplacent les choses. »
Gérard Macé
« Saint-Malo.
Le soleil embrasse comme un enfant
chaque adulte autour de la table
avant d’aller dormir au fond de l’océan. »
Christian Bobin
« Recevoir sur la main une goutte de pluie,
une seule,
et par ce contact converser avec tous les morts des siècles passés. »
Christian Bobin
« Tu crois piéger le temps dans les plis de ta toge,
et la parole en toi comme un oiseau en cage.
Comme les poètes et les accoucheurs, contente-toi
d’aider ce qui vient tout seul. »
Gérard Macé