Du poème

PRESQUE

Il prend dans ses mains des choses disparates –

une pierre, une tuile brisée, deux allumettes brûlées,

le clou rouillé du mur d’en face,

la feuille entrée par la fenêtre,

les gouttes qui tombent des pots de fleurs arrosés,

les pailles que le vent d’hier a déposées sur tes cheveux –

il les prend

et là-bas, dans la cour, il édifie presque un arbre.

En ce « presque » réside la poésie. Tu la vois ?

Yannis Ritsos, « Notes en marge du temps »

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