Comme une terre

« Le langage ne constitue pas pour l’enfant cette belle ordonnance de signes qui permet de comparer, de classer, de hiérarchiser les significations éparses ; il est une illumination, une épiphanie du Sens, indissociable de l’Être, à travers les mots consentis. Et c’est la raison, je le crois, pour laquelle l’enfant ne peut l’imaginer qu’unique, sans ombre, sans duplicité, comme une terre qui l’accueillerait, inaltérable et tangible. Lui seul, parmi les mots de la tribu, est en quête d’un sens plus pur – quitte à voir s’obscurcir, bientôt, cette exigence que le poète cherchera à raviver en lui. »

Claude Esteban

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