Autonomie du poème

« Le poème cessait d’être une simple succession de mots… Son autonomie était encore plus incontestable; les mots ordinaires sont faits pour s’éteindre dès qu’ils ont été prononcés, ils n’ont d’autre but que de servir à l’instant de la communication; ils sont assujettis aux choses, ils n’en sont que la désignation; or voici que ces mots-là étaient eux-mêmes devenus choses et n’étaient assujettis à rien; ils n’étaient plus destinés à la communication immédiate et à une prompte disparition, mais à la durée. »

Milan Kundera

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