« Je me réveille. Mes yeux cherchent quelque chose que je ne sais pas. Dans mes bras, dans mes jambes, une force qui réclame de me porter au-delà de la dune et de la dune. Il me vient une odeur nouvelle, venue par quel vent ?
L’odeur est fraîche, piquante.
Je me tiens assise et je sens. Je ferme les yeux.
Il y a un souffle.
Il y a l’odeur que je rêvais dans mon livre.
C’était le parfum des hautes vagues que j’imaginais.
Une odeur de sel, humide, qui ouvre une grande coulée d’air dans ma poitrine. »
Jeanne Bénabeur