Mouvement presque fixe du premier pas

« J’aimerais faire quelque chose de tout ça,
atteindre ne serait-ce que le mouvement presque fixe du premier pas,
qui ouvre au second, alors qu’ici j’ai l’impression de ne rien fixer,
je bouge tout le temps, comme la prose fait facilement,
à cause de la faiblesse qu’un mot seul
porterait si on ne préparait pas sa solitude ;
je ne sais comment je pourrais donner à chaque mot un tel poids isolé
en dégageant son isolement de l’instant de sa sortie
afin de le lier à un autre mot
auquel il faudrait donner son poids à son tour isolé. »

Ludovic Degroote

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