Très lentement

« Très lentement,

Parmi les reflux et les pièges,

Au rythme d’un pouls incertain sous les mots,

Par une brève entrevue de fenêtre à fenêtre,

Par les doigts qui reconnaissent la paroi et goûtent l’ascension,

Dans ton regard et ta main pleins d’une terre inconditionnelle,

L’épaule amie de l’ombre, nue du silence,

Tu te laves de tout ce temps où tu n’as pas été toi. »

Cédric Migard

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