Cette ligne étrangement mesurée

« Sous le couvert des pas qui regagnent le soir, une tour habitée par des signes mystérieux…
La neige que je prends dans la main et qui fond
Cette neige que j’adore fait des rêves et je suis un de ces rêves
Moi qui n’accorde au jour et à la nuit que la stricte jeunesse nécessaire
Ce sont deux jardins dans lesquels se promènent mes mains qui n’ont rien à faire…
J’ai défait le ciel comme un lit merveilleux…
Ma construction, ma belle construction page à page
Maison insensément vitrée à ciel ouvert à sol ouvert…
Je vis et je meurs d’un bout à l’autre de cette ligne
Cette ligne étrangement mesurée
Qui relie mon cœur à l’appui de votre fenêtre. »

André Breton

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