Si le ciel vide s’emplissait soudain

« Si le ciel vide s’emplissait soudain
D’un orme émerveillé d’oiseaux,
Si nous savions dénouer nos secrets,
Renaître à l’absence, au partage,
Croire encore au silence, au matin revenu,
Au miracle impossible,
S’il n’était pas trop tard, si l’amour même
Avait raison de nous, de cet obscur
Désir en nous qui nous force à mourir,
Si d’un seul mot la vie
Parlait plus haut que notre vie. »

Pierre Gabriel

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