« Cet enfant que je fus s’en vint à moi
Une fois.
Inconnu son visage.
Il ne dit mot, nous cheminâmes
Chacun fixant l’autre en silence.
Nos pas, rivière s’en allant, inconnue.
Des racines nous ont réunis, au nom de ces feuilles qui voyagent dans le vent.
Nous nous sommes séparés,
Forêt écrite par la terre, contée par les saisons.
Toi l’enfant que je fus, approche :
Quoi, désormais, pour nous unir, et que nous dire ? »
Ali Ahmed Saïd Esber