Cet élan qui vient de loin

« Que reste-t-il du regard d’un enfant ?
Une maison de pierre grise, sa cour obscure
et là-haut le donjon en ruine, j’avais trois ou quatre ans,
une voix m’appelait dans la profondeur du matin…

Pourrions-nous voir et entendre et toucher
si nous n’étions portés par cet élan qui vient de loin,
plus loin qu’une mémoire ?
Je disais la Roche-en-Ardenne, j’entrais aussitôt dans la sphère
où l’on s’enchante des murmures de l’eau qui repoussent les berges,
du soleil bleu des toits pendant l’averse :
j’étais au centre, j’étais parmi les ondes
sur la colline ou sur le pont de l’Ourthe. »

Pierre Dhainaut

Cet article a été publié dans Extraits, Poésie, Théorie. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s