« Je ne sais pas où mène la route que je prends. Je l’écris à mesure… Je n’en finis pas de marcher pour arriver chez moi. Le plus petit caillou me sauve du néant. »
Jean-Marc La Frenière
« Je ne sais pas où mène la route que je prends. Je l’écris à mesure… Je n’en finis pas de marcher pour arriver chez moi. Le plus petit caillou me sauve du néant. »
Jean-Marc La Frenière
« Il n’y a pas d’autre raison de vivre que de regarder, de tous ses yeux et de toute son enfance, cette vie qui passe et nous ignore. »
Christian Bobin
« À qui je m’adresse quand j’écris ? Il y a un destinataire mais aussi un mystère du destinataire. C’est comme si j’écrivais et, en les relisant à voix haute, comme si j’envoyais ces lettres à quelqu’un qui est plus que moi, aux confins de mes parois. Là où quelque chose s’appelle l’âme, puis l’esprit. Mais à quoi bon les nommer âme, esprit, mots trop chargés de religions et de spiritualité pour moi. Il y a un mouvement organique dans l’écriture poétique si on accepte d’inclure les sens, la sensorialité dans cet organique. Et l’esprit, comme un sixième sens. Finalement, nous n’avons qu’une expérience sensorielle du monde. J’ai inventé un mot pour ça : l’autre corps. Il y a le corps contracté de la vie quotidienne, et le corps dilaté de l’écriture. Mais c’est toujours du corps, même invisible. Le langage donne forme à ce corps invisible et particulièrement, l’écriture poétique. »
Dominique Sampiero (entretien)
« Elle avait une robe de grand vent
Des yeux pour voir
Et des cris d’oiseaux dans les yeux
Elle avait l’air d’être faite pour marcher sur la terre
Je ne pouvais plus mettre de nom sur son visage
Je ne pouvais plus la reconnaître qu’à mon amour. »
Jean-François Chabrun
« Pardonnez-moi, je ne me voulais pas vêtu de feux sombres et de présages.
Votre sommeil m’était précieux.
Précieux la rouille de vos parcs et le vernis de vos étangs,
l’ombre loyale de vos remparts et l’odeur de vos lits clos.
Mais je n’ai pas beaucoup d’oreille
et mon regard est infidèle.
Je n’ai jamais su reconnaître une feuille d’une paupière
et pas plus un coq d’un buisson.
Je passais par ici, pour vivre, simplement.
Ce jour fut un mauvais compagnon de voyage. »
Serge Wellens
« Que va-t-il faire dans le réel
sinon restituer au chemin
son aujourd’hui
la craie
somme de tous les angles
et l’ortie – la seule à parler du nuage –
sous le ciel tournant du marcheur. »
Thierry Metz
« Ces mots
qui sont comme les ponctuations heureuses
d’une piste perdue. »
Lionel Ray
« L’homme voudrait parler la langue du caillou, celle, peut-être, de l’impalpable. »
Christian Da Silva