« La mesure est libre :
le pouls bat plus vite…
Et l’oreille absolue
traduit
dans un texte
impossible.
Écoute !
Le framboisier sauvage
va surgir.
L’écart
ne sera plus. »
Marie-Noëlle Agniau
« La mesure est libre :
le pouls bat plus vite…
Et l’oreille absolue
traduit
dans un texte
impossible.
Écoute !
Le framboisier sauvage
va surgir.
L’écart
ne sera plus. »
Marie-Noëlle Agniau
« Tout est regard
et il y a de brèves émeutes de clartés
dans les vitres et sur les toits
Le jour est une barque
un reflet se fait hirondelle
C’est un plaisir d’écouter
le langage des fumées
qui se séparent
au-dessus des jardins
Un bonheur naît soudain
et nous métamorphose
Comme l’oiseau transforme en ciel
tout ce qu’il touche. »
Georges Bonnet
« C’est une présence brûlante que je nomme
dans la fleur d’eau qui tremble entre les feuilles
dans l’acier rigide du pont dans la pomme
L’agenouillement du soleil au bord du fleuve
C’est une présence brûlante que je nomme
quand s’avance puissant comme une étrave
Parmi la houle brutale des hommes
douleur contre douleur sang contre sang
Sous la paupière lourde de l’étoile
Au fond du limon obscur qui râle
déchiré par les crocs du feu et de la pierre
À l’heure où s’éternise en moi la note grave
d’une flûte de berger ligoté dans la toile
d’araignée des brumes
À l’heure où une bande de cerfs allume
Un incendie de prunelles autour de la mare
Et que de mon seul corps je couvre toute la terre
Pareil à une tapisserie de forêts de plaines et de céréales
C’est une réalité durable que je nomme
C’est un ordre d’amour que je sers. »
André Laude
« Je crois que l’écriture est un art de la présence. C’est un art de la résurrection. Certaines choses vécues ne sont pas tout à fait vécues tant qu’elles ne sont pas écrites, tant qu’elles ne sont pas transmuées, soulevées par l’écriture. »
Christian Bobin
« C’est aujourd’hui
Le feu la neige
Et l’écriture de ton corps
C’est aujourd’hui
Que tu m’arrives
D’un pays sans frontières
Et sans commencement. »
Hélène Cadou
« L’archéologue est l’incarnation de la figure du poète qui transmue le lieu en un champ d’exploration temporel orienté vers le passé. Le vrai lieu est temporel, il postule le surgissement par fouilles archéologiques répétées d’une plénitude perdue, d’une dimension temporelle révolue. »
Béatrice Bonhomme
« Si les poèmes trouvent les clartés dans l’obscur, c’est justement parce qu’ils ne demandent pas de maîtriser l’éblouissement, et un tel pari est au plus près de l’enfance, du jeu de l’enfant. »
Serge Martin (en entretien avec Yann Miralles)
« Ici et non ailleurs
Mais à perte de vue. »
Serge Wellens