« On a cessé d’être à part, devenus comme des herbes. »
Henri Michaux
« On a cessé d’être à part, devenus comme des herbes. »
Henri Michaux
« Celui dont l’œil s’ouvrait à l’intérieur de l’œil
lisait à livre ouvert le ciel…
Tout était signe
et portait sens à l’infini. »
Marc Alyn
« Des visages des regards
un arbre un nuage
la lumière du jour
le sourire d’un enfant
tout est absorbé
tout me nourrit. »
Charles Juliet
« Je ne suis pas moi.
Je suis celui
qui va à mes côtés sans le voir
que parfois je vais voir
et que parfois j’oublie.
Celui qui se tait serein quand je parle
celui qui doucement pardonne quand je hais
celui qui se promène où je ne suis pas
celui qui restera debout après ma mort. »
Juan Ramon Jiménez
« Garder quelque chose. Quelque chose de vivant. Autre chose que la conscience que j’en ai. Autre chose que la peur de le perdre. C’est la raison pour laquelle j’écris ces mots. Ce n’est pas de la littérature. C’est de l’amour. J’écris comme on ferme les yeux en embrassant quelqu’un. »
Thomas Vinau
« Cela parle au fond de toi
comme une source, cela chante.
Il faut écouter.
Il ne faut par forcer l’écoute.
Cela écoute aussi. »
Alain Suied
« Écris
non dans l’écriture
mais dans l’intimité du puits
où se cache le plus clair. »
Thierry Metz
« Ainsi un mur tombe, et c’est peut-être un mur de mots ; il y a peut-être une façon de dire arbre, chemin, prairie, qui éloigne de nous l’arbre, le chemin, la prairie ; et peut-être une autre façon de les nommer qui, au contraire, abat le mur de la distance, supprime la séparation, ou du moins la change en une autre espèce de séparation. N’est-ce pas là le travail même que le poète effectue sur les mots ? D’opaques qu’ils lui furent donnés, il s’acharne à leur rendre la transparence, à nous rendre le bonheur. Ainsi, une fois de plus, je suis enclin à réunir, à confondre beau, bon et vrai. »
Philippe Jaccottet