Arpenter

« Écrire n’a rien à voir avec signifier, mais avec arpenter… même des contrées à venir. »

Gilles Deleuze

Publié dans Citations, Extraits, Théorie | Laisser un commentaire

Et j’ai vu

« Et j’ai vu tous les yeux,
de ceux de l’enfant
à ceux de la plus petite libellule de mon jardin,
pleins de ciel : j’ai vu la parole. »

Nikiforos Vrettakos

Publié dans Extraits, Poésie, Théorie | Laisser un commentaire

Dans ce que je vois

« Qu’est-ce que je ne vois pas dans ce que je vois ?

Cette question devrait accompagner chacun de nos regards. »

Bernard Noël

Publié dans Extraits, Poésie, Théorie | Laisser un commentaire

La mesure dérobée

« N’écris jamais une phrase dans sa fatigue,

sache te taire quand cela commence,

aime ta maladresse, laisse-la t’accomplir.

Les pages de soleil aveuglent, brûlent les lèvres.

Endors-toi, confie ta vigilance ;

les mots connaissent le chemin sous le ciel.

Par le trou de ta mort, une langue ouvre les paupières.

Écoute la fin de tout, la mesure dérobée.

L’espace de nouveau s’unit à la salive. »

Dominique Sampiero

Publié dans Poésie, Théorie | Laisser un commentaire

Dans un autre moi

« En moi,
C’est comme si une mer

Était en train
De se chercher.

C’est comme si j’étais soulevé,
Lové
Dans quelque chose,

Dans un autre moi,
Plus grand, plus apaisé,

Plus en contact avec soi. »

Eugène Guillevic

Publié dans Poésie, Théorie | Laisser un commentaire

Quitte-toi

« Quitte-toi
quitte-toi

fais s’ébouler
tes murs

Lance ta vie
sur les chemins

En marche
jusqu’à user
tes chaînes

jusqu’à faire surgir
en toi la patrie
que tu cherchais

et cette source
qui aiguise l’œil

le tient
émerveillé. »

Charles Juliet

Publié dans Poésie, Théorie | Laisser un commentaire

Où tout le perdu se retrouve

« L’invisible n’est pas la négation du visible,
seulement son inversion ou son but…

L’envers est la zone
où tout le perdu se retrouve. »

Roberto Juarroz

Publié dans Extraits, Poésie, Théorie | Laisser un commentaire

Les mots de guérison

« Qu’une place soit faite à celui qui approche,
Personnage ayant froid et privé de maison. 
Personnage tenté par le bruit d’une lampe,
Par le seuil éclairé d’une seule maison.
Et s’il reste recru d’angoisse et de fatigue,
Qu’on redise pour lui les mots de guérison.
Que faut-il à ce cœur qui n’était que silence ? »

Yves Bonnefoy

Publié dans Extraits, Poésie, Théorie | Laisser un commentaire