La maison respire large

« Ce matin, la maison respire large, un air de printemps profile son museau de fraîcheur. Les mots me fuient ou le contraire. Quelle que soit la raison, quand le jardin range ses outils, il a toujours raison. Les choses de l’ordinaire ancrent l’esprit… Ce que nous sommes dans la plus dérisoire de nos pensées fait et défait l’univers… Il y a dans cet état des choses simplement crédibles un chemin de conduite et de joie. »

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La poésie s’est mise à bouger

« La poésie s’est mise à bouger dans le sens des feuilles. »

René Guy Cadou

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Au trot de l’âne

« Je ne veux dire que la beauté au trot de l’âne…

Je renoue avec le fil indestructible de la poésie. »

Claude Minière

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Entre deux

« C’est samedi. Les mains ne font rien.
On entend les gosses qui jouent sur le sable et les voitures qui passent…
Dans la maison les chaises bavardent. On ne sait pas de quoi.
Ce qui est dit n’a pas d’importance.
C’est juste une parole qu’on égrène, un chuchotement…
Entre deux repas, deux vaisselles. »

Thierry Metz

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Les vrais poèmes

« Voir le ciel d’été est poésie
Bien qu’il ne soit point dans un livre.
Les vrais poèmes fuient. »

Emily Dickinson

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L’outre du soir

« Voici l’outre du soir

et son ragoût de rêves. »

Jean-Claude Tardif

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Ce que l’on peut trouver

« Tu sais toi, tout ce que l’on peut trouver

dans la chair des mots et celle de la mer.

L’éternité dans une étreinte. »

Patricia Ryckewaert

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Le fanal

« Ouvrant le barillet étanche des allumettes, Starbuck après de nombreux efforts infructueux parvint à allumer le fanal, l’amarra au manche d’une lance naufragée et le tendit… Et là il se trouvait assis, élevant cette chandelle imbécile au cœur de cet abandon infini. Et là il se trouvait assis, signe et symbole de l’homme sans foi élevant sans espoir l’espérance au sein de la désespérance. »

Herman Melville

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