Le commencement de l’écriture

« Savoir qu’on n’écrit pas pour l’autre, savoir que ces choses que je vais écrire ne me feront jamais aimer de qui j’aime, savoir que l’écriture ne compense rien, ne sublime rien, qu’elle est précisément là où tu n’es pas – c’est le commencement de l’écriture. »

Roland Barthes

Publié dans Citations, Extraits, Théorie | Laisser un commentaire

Une belle histoire

« Pays des toits bleus et des chansons grises,
Qui saigne sans cesse en robe d’amour,
Explique pourquoi ma vie s’est éprise
Au sanglot rouillé de tes vieilles cours. »

Jean Cassou

Publié dans Extraits, Poésie | Laisser un commentaire

Le passage sur terre

« Le passage sur terre consiste à défricher et cultiver sa friche personnelle jusqu’à l’éblouissement du jardin. »

Ile Eniger

Publié dans Citations, Extraits, Théorie | Laisser un commentaire

Derrière les roses

« Derrière les roses il n’ y a pas pas de singes
Il y a un enfant qui a les yeux tourmentés. »

Georges Schéhadé

Publié dans Extraits, Poésie | Laisser un commentaire

Il n’y a que du présent

« Le futur n’existe pas dans l’enfance. Il n’existe pas plus dans l’enfance que dans le sommeil ou l’amour. Il n’y a ni futur ni passé dans la vie. Il n’y a que du présent. »

Christian Bobin

Publié dans Citations, Extraits, Théorie | Laisser un commentaire

Testament

« Autrefois j’aurais voulu être le dernier oiseau du dernier platane
La première lueur du matin sur l’aile d’un olivier
L’orange de midi, bien pendue sur ses feuillages de parfum
Et ce nuage qui joue autour du phare
J’aurais voulu être une phrase coupée au raz d’un poème. »

André de Richaud

Publié dans Extraits, Poésie | Laisser un commentaire

Légèreté de l’oiseau

« Légèreté de l’oiseau qui n’a pas besoin pour chanter de posséder la forêt, pas même un seul arbre. »

Christian Bobin

Publié dans Citations, Extraits, Théorie | Laisser un commentaire

Je construis une balance

« Je construis une balance
pour équilibrer
la norme et la folie
le pendule et le chant du coq
la parole d’explication et la poésie
le travail inutile et l’oisiveté vitale
l’obligation et l’acte libre
l’usure et l’aumône

Je construis une balance
pour peser la glace
et sa combustion
le privilège et la misère ambulante
dans le labyrinthe global
dans l’impasse de l’arnaque
sur la place des propagandes
au jardin des pendus
au cimetière disparu
dans l’éclair et le tonnerre

Je construis une balance
pour le bourreau des lucioles
et le jardinier de la nuit
le sobre explorateur de lunes
et le marcheur ivre lacté

Je construis une balance
sans hâte puisqu’il y a urgence
pour peser la pierre et la parole. »

Jorge Torres Medina

Publié dans Poésie, Théorie | Laisser un commentaire