« Tu parlais ces mots-là
qui viennent avant les phrases. »
Claudine Bohi
« Tu parlais ces mots-là
qui viennent avant les phrases. »
Claudine Bohi
« Est-ce qu’un jour un poème
Saurait porter le feu,
précéder le juste,
Indiquer l’inaccompli ?
Saurais-tu être lu
Par la parole qui te profère ? »
Jean Lavoué
« J’ai toujours su que tu parlais du soleil et des nuages qui sont en nous, que ta voix se mêlait au jardin. J’ai toujours trouvé un oiseau chanteur sur ton épaule.
Et là où tu étais toujours il y avait de l’encre. »
Thierry Metz
« Dehors c’est la route. Que des sacs et un monceau de terre à déplacer. C’est un homme assis qui rit tout seul pour combler une douleur.
On voit bien où on marche. Sur quoi.
Alors écrire.
Près des enfants.
Avec ça : le grain moulu de trois mots. »
Thierry Metz
« La nature devint profonde,
Si profonde
Qu’elle nous dévoila sa présence.
Le silence et l’existence
Se mirent à danser. »
Anne Fraisse
« Plus nous avançons vers ce qui nous différencie,
plus des voix se resserrent autour de nous.
Voix de plein champ.
Voix désertée.
Mais ce qui s’approche ne nous rejoindra pas.
Ni l’homme qui appelle ni l’homme qui se tait.
Ce qui aura lieu ne sera qu’un récit de nomade,
tracé sur le sable,
avec un doigt d’enfant. »
Thierry Metz
« Si quelqu’un tombe de lui-même en lui-même
Il trouvera une porte qui mène autre part
Perdra le fil de sa vie au milieu d’un savoir insoumis
Et permettra à son regard d’avoir une vue plongeante
Sur les petits cailloux blancs d’une réalité
Fixant un point dans l’infini. »
Pierre Schroven
« Blanche. Toute blanche. Pour peu de temps.
J’aime cette page que tu traverses, où tu te promènes avec l’enfant.
Dans le bois, derrière le cimetière.
Un sentier nous glisse entre les doigts mais nous n’avons que nos mains à prendre.
Nous nous régalons d’une grappe de raisin.
Personne.
Même pas un chien.
L’enfant regarde un nuage, en rêvant.
Tout s’est déplacé, d’un coup, le temps que nous passions.
L’un contre l’autre. »
Thierry Metz