« Ce si peu entre nous, entre nous et le monde, qui s’échappe toujours, que le geste des mots recoud sans fin. »
Rémy Prin
« Ce si peu entre nous, entre nous et le monde, qui s’échappe toujours, que le geste des mots recoud sans fin. »
Rémy Prin
« Tu mérites un amour qui t’écoute quand tu chantes, qui te soutient lorsque tu es ridicule, qui respecte ta liberté, qui t’accompagne dans ton vol, qui n’a pas peur de tomber.
Tu mérites un amour qui balayerait les mensonges et t’apporterait le rêve, le café et la poésie. »
Frida Kalho
« Les enfants sont amoureux, ils aiment sans savoir qui. Ils bégaient, ils se retranchent, subtils, dans une pâleur indéfinissable, et quand ils sont au bout de leur rouleau, ils inventent une langue qui les rend fous. Mon poisson. Ma ligne. Mon renard. Mon piège. Ma flamme. Toi mon onde. Toi ma vague. Toi mon sol intime. Toi mon si. Et toi mon mais. Ou bien. Ou bien. Ou alors. Mon tout… Mon tout. »
Ingeborg Bachmann
« Et la vigueur de l’homme est dans les bras,
Et les bras du nageur sont dans le fleuve…
Ah! écrire, écrire sans jamais rien accrocher. »
Henri Michaux
« Il y a d’autres réveils que celui du matin. »
Franz Hellens
« Sur chaque ardoise
qui glissait du toit
on avait écrit
un poème.
La gouttière est bordée de diamants ;
les oiseaux les boivent. »
Pierre Reverdy
« Je t’imagine petite fille
Communier
Avec quelques pierres et un rayon de soleil
Au bord du ruisseau de ta vie…
Parfois les yeux fermés
Tu dis que nous nous retrouvons
A ce qui commence
Nous aurons toujours comme aujourd’hui de l’amitié pour les paysages
Et notre voyage, dis-tu
Ton visage est penché
Pour accueillir ces pensées parmi d’autres
Plus tristes peut-être, plus anciennes
Que tu laisses ensuite s’envoler
En ouvrant tes paupières
Et en me regardant avec ton sourire
De la première fois. »
Cédric Migard
« Dans l’hiver écrire une phrase qui tiendrait pour l’éternité. Une phrase qui est le monde, rassemblant sa lumière, ses pierres, son air, ses vents, ses intempéries, ses chemins, ses forêts, ses pâturages, ses troupeaux, ses faibles voix humaines. »
Joël Vernet