« Les enfants sont comme les marins : où que se portent leurs yeux, partout c’est l’immense. »
Christian Bobin
« Les enfants sont comme les marins : où que se portent leurs yeux, partout c’est l’immense. »
Christian Bobin
« Pourquoi cet attrait pour les crépuscules ?
La réponse est simple : l’heure est calme, propice à la méditation ; les travaux, les bruits cessent… Mais il y a autre chose : cette vision du soleil qui descend peu à peu sur l’horizon, la lumière du jour qui décline, les bruits qui s’atténuent, c’est ainsi que chacun a commencé d’apprendre, chaque soir, avec douceur, sa propre disparition. »
Jean-Michel Maulpoix
« Aux yeux de l’homme de la voie
tous les biens de ce monde
ne valent pas un grain d’orge. »
Farid-ud-Din Attar
« Oiseaux
pour le poème du vol
précisément quand je n’attends plus rien. »
Alexis Pelletier
« Tombent les fleurs, coule l’eau, mystérieuse voie…
L’autre monde est là, non celui des humains. »
Li Bai
« Pouvoir se promener ce n’est pas avoir le loisir de se promener : c’est pouvoir créer un vide, creuser un intervalle dans nos occupations et préoccupations… La promenade ne serait-elle pas un moyen de découvrir ce que nous n’aurions jamais eu l’idée de chercher? »
Jean Grenier
« Va au plus simple
au plus léger
avec des mots nus
sans habits de fête
Des mots de source
de brise de poussière
Énonce seulement
cela qui brille encore
au fond de la rivière
où tant d’eau est passée
Une perle scintille
dans la boue du lisier
Les fleurs renaissent au bord du chemin
Ne garde que la lumière. »
Jacques Robinet
« Je trouve une sorte de plénitude spirituelle dans une simple poule et ses poussins traversant crânement la route. Je trouve une signification plus profonde que les peurs humaines dans l’arôme du santal, dans les boîtes de conserve jetées sur un tas d’ordures, dans une boîte d’allumettes tombée dans le caniveau, dans deux bouts de papier crasseux qui, par un jour de grand vent, tournoient et se poursuivent en dévalant la rue. »
Fernando Pessoa