J’entends des mots d’enfant

« Des champs comme la mer, l’odeur rauque des herbes,
Un vent de cloches sur les fleurs après l’averse,

Un soleil morne ouvert aux tristes,
Tout cela vogue sur la langueur de cet après-midi.
L’heure chante. Il fait doux.
Ceux qui m’aiment sont là…

J’entends des mots d’enfant, calmes comme le jour.
La table est mise simple et gaie avec des choses
Pures comme un silence de cierges présents.

Le ciel donne sa fièvre comme un bienfait.
Un grand jour de village enchante les fenêtres.
Des gens tiennent des lampes, c’est fête,
Et des fleurs…

Au loin un orgue tourne son sanglot de miel.
Oh je voudrais te dire… »

Léon-Paul Fargue

Cet article a été publié dans Extraits, Poésie. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s