D'un geste nu

« La nuit qui monte à notre porte
et l’oiseau qui dessine son chant dans le ciel
mieux que la sentence
ou ce langage cousu d’ombre
nous instruisent de la réalité

ô comme subtilement converser avec les choses
et les comprendre dans leur geste
nous enseignent
car si les choses comme nous ont un nom
seuls leurs gestes véritablement les nomment
ainsi la fenêtre qui naturellement bondit dans la lumière
la table qu’on dirait faite pour l’attente
la maison chauffée par le soleil du soir
qui penche vers sa nuit

ainsi cette façon verte et feuillue qu’a l’arbre
de signifier sa vie

ô comme les choses muettes
habitons la vie d’un geste nu
sans cause ni précaution

à fleur de peau. »

Jean-Pierre Siméon

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