Du bout du bout des doigts

« Je ne reconnais plus les berges
Sédimentées…
L’infime intime qui raidit mon échine
Et donne à mon regard
Un dixième d’avance sur ma mémoire.
Je suis devenu maladroit de la vie.
Par quel courant me laisser porter
Quel estuaire aborder où je me reconnaîtrais ?
Du bout du bout des doigts
Je caresse l’invisible
Je largue les amarres des images et des sons
Pour retrouver un ciel vieilli par la nuit, allongé, méconnaissable
De ces ciels qu’ont ne devine même plus…
Il me faut réapprendre la vie
Comme un enfant révolté et fou
Qui n’en fait qu’à sa tête
Réapprendre qu’avoir peur
Est une nécessité
Que le matin
C’est chaque jour. »

Jean-Luc Gastecelle

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