La plus simple des promenades

« Dessous la boue,

Depuis qu’elle est tombée

De mes mains,

Une lanterne

Brûle encore les cailloux,

Se rappelle à mon sang,

Ses nappes phréatiques,

Appelle mes yeux.

J’irai un jour

Décompacter le sol dur

Jusqu’au plus intérieur

Des terres.

Toute la sève réveillée d’un sommeil d’hiver,

Ta douceur sur les épaules,

J’irai

Commencer librement les racines,

De celles que nous aurions en commun avec les arbres

Bruissant de connivence

Le long de la plus simple des promenades. »

Cédric Migard

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