La voix déporte

« Un signe quelquefois
le signe chaque fois
rappelle le paysage
la lande on la dit
dénudée et sauvage on la dit
parfumée et fiévreuse on la dit
inculte
mais la litière des bêtes
mais la morsure jaune de l’ajonc
l’aigle de la fougère
et le blanc si blanc
d’un lichen de Sibérie

la voix déporte encore
ici le ciel vient par ailleurs
éclate et repart

c’est un état second
le corps multiplié jusqu’à l’exil
des phrases tombent ou un bout
comme une épiphanie secondaire

toutes les saisons dans toutes les saisons. »

Frédérique de Carvalho

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