Un pied près de mon cœur

« Je m’en allais, les poings dans mes poches crevées
Mon paletot aussi devenait idéal…
Oh ! là là ! que d’amours splendides j’ai rêvées !

Petit Poucet rêveur, j’égrenais dans ma course des rimes
Mon auberge était à la Grande-Ourse…

Et je les écoutais, assis au bord des routes,
Ces bons soirs de septembre où je sentais des gouttes
De rosée à mon front, comme un vin de vigueur…

Comme des lyres, je tirais les élastiques
De mes souliers blessés, un pied près de mon cœur ! »

Arthur Rimbaud

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