« Dimanche. Les premières primevères…
Brouillard. Le temps et l’écriture. L’intemporel.
Je ne me lasse pas d’observer ces visages.
D’y mêler le mien. »
Thierry Metz
« Dimanche. Les premières primevères…
Brouillard. Le temps et l’écriture. L’intemporel.
Je ne me lasse pas d’observer ces visages.
D’y mêler le mien. »
Thierry Metz
« Ceux qui ne bougent pas, ne sentent pas leurs chaines. »
Rosa Luxembourg
« C’était un soir d’été
De terres lointaines
C’était le bain du soir
Pour le petit soleil
Qui avait bien joué avec nous
Dans les collines légères comme des brins d’herbe emportés par le vent
Une voix d’enfant
Semblait naître d’entre nous
Tu l’entends ?
Tu glissais parmi les froments et les framboises
Avec ton grand sac de questions en bandoulière
Et le oui silencieux de tes bras
J’apprenais seulement à te savoir
Mais déjà il me suffisait de me mettre à la fenêtre pour t’entendre
De regarder deux fourmis traverser le jardin avec une grosse miette de pain
Pour connaître ta région et tes voyages
De poser ma main contre le museau humide et tiède d’une vache
Douce comme le ciel
Pour deviner où était ton enfance, où était ta joie, où était ta peine
Et déjà, et toujours,
Il me suffisait de semer
Pour te retrouver. »
Cédric Migard
« J’aurai l’amour d’aimer et je prendrai le temps !
le temps d’un sein nu sous une chemise ;
le temps d’aimer les roses sauvages, l’abeille et le rossignol ;
le temps d’aimer les immortelles au vent du large ;
et surtout, et surtout, le temps d’aimer les mots,
parce que la poésie commence
et commencera toujours
là où le dernier mot n’appartient pas à la mort ! »
Tristan Cabral
« Par ce renflammement de la parole nous recommençons d’exister, par sa voie peuvent reparaître, parmi assurément bien des leurres, des besoins et des intuitions qui sont notre vérité la plus essentielle. »
Yves Bonnefoy
« Appelant ce qui est là
mais toujours est autre. »
Andrée Chedid
« La paume nue, elle seule sensible
reconnaît en la moindre ride une crevasse,
s’abandonne à la profondeur qu’on ne définit pas,
laisse venir des années enfouies
dans l’obscur remuement
où se confondent la terre, les os et les racines, la mémoire fidèle,
la mémoire exigeant d’être portée au jour,
fécondée à nouveau d’une parole. »
Pierre Dhainaut
« Poésie pénétrant
à pleines mains,
à plein regard,
à plein souffle
dans la vie ;
pour mieux l’appréhender,
pour bâtir autrement. »
Andrée Chédid