Comme les simples au jardin

« N’est-ce pas perdre la vie
que de n’avoir pas de temps à perdre ?

L’heure ne brûle que si elle est d’amour
qui ne le sait
qui a franchi une fois
la lisière de feu entre deux corps
et rejoint ainsi dans un souffle partagé
le grand respir commun
qui fait l’essor dans la branche
et le soulèvement du jour dans la poitrine ?

Tout mur sépare de la vie
on peut mourir très longtemps bien au chaud
rangeant dans le tiroir
la poussière des routes
les aubes froides
la liberté qui courait dans le sang
et en lisant des livres.

On peut mourir debout ennemi de sa vie
quand l’âme et le cœur ne demandent
pour s’éprouver vivants
comme les simples au jardin
que l’élan d’un ciel nouveau
chaque matin. »

Jean-Pierre Siméon

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Un commentaire pour Comme les simples au jardin

  1. Comment comprendre l’ennui…

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