Le prélude

« J’aime, de la nuit, le prélude

Lorsque vous venez,

Et me prenez lentement,

Strophe après strophe, dans vos bras.

Vous m’emporterez, tout là-haut, sur vos ailes…

Votre soie est chaude…

Pour polir un sonnet lorsque vous me trouverez

Secret et beau

Comme un sens sur le point de se dénuder.

Ne parvenant à arriver

Ni à s’attarder devant les mots, il me choisit pour seuil…

Ainsi lorsque tu t’avances pieds nus,

La rime abandonne.

Et tu es toute, toi. Et, de toi, déborde le moi libre et bon. »


Mahmoud Darwich

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