Au bout de ce trajet toujours fuyant

« J’avais marché toute la journée
dans le vent du marais.
Le ciel me poursuivait.

Un ciel comme un tableau
chargé de gros nuages peints,
des taches blanches comme des vaches.

Toujours bougeant
il m’avait suivi
le long de mes canaux
jusqu’aux reflets dans l’eau.

Il était bleu ou gris ou noir
et les nuages glissaient
sur l’herbe de ce samedi
toujours bougeant.

Mais mon fils m’avait dit
le soir même :
Le ciel devait être beau ?

Et il m’avait rejoint
— lui qui n’était pas là —
au bout de ce trajet
toujours fuyant je crois :
la poésie. »

François de Cornière

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