Je te pense

« Je te pense et c’est beau comme un lopin de terre un soir de labours. Beau comme une voix venue de loin qui ne s’est jamais perdue. Comme un printemps qui rebondit de saison en saison. Je te pense et c’est bon comme le pain et l’eau sur la table. »

Ile Eniger

Publié dans Extraits, Poésie, Théorie | Laisser un commentaire

Dans le secret du mur

« Les briques sont tournées, avec le secret vers l’intérieur.

Le texte est dans le mur…

Je me suis dit qu’il serait bien de parler à quelqu’un dans le secret du mur. »

Werner Lambersy

Publié dans Extraits, Poésie, Théorie | Laisser un commentaire

La fenêtre

« La fenêtre spacieuse
 assez pour y convoquer les saisons. »

Michel Deguy

Publié dans Extraits, Poésie, Théorie | Laisser un commentaire

La phrase interminable

« Plus vieux mais non vieilli,
J’ai le regard de l’enfant solitaire
Qui reflète longtemps les étangs et les arbres…

Mon chant profond n’est que la pluie aux tresses pâles,
Mon chant n’est qu’un murmure sans paroles,
Et l’on dirait parfois la phrase interminable
Du vent qui se disperse à travers la campagne. »

Jean-Pierre Schlunegger

Publié dans Extraits, Poésie, Théorie | Laisser un commentaire

Une voix mortelle

« À peine une ou deux fois par siècle une voix mortelle
peut-elle répondre au vertige de ce qui est. »

Jean-Paul Michel

Publié dans Extraits, Poésie, Théorie | Laisser un commentaire

Le fil qui relie

« Il faut abriter chaque mot dans le poème,

le rossignol, le muid, l’amarante, l’aurore,

et encore le sang, la sanie, le blasphème,

les parcelles d’arc-en-ciel, au soir de la vie.

Seul ce qu’on appelle poésie peut tisser

Le fil qui relie le divers à l’unité. »

Jean Mambrino

Publié dans Poésie, Théorie | Laisser un commentaire

Voici une feuille blanche

« Voici une feuille blanche

A toi de l’habiter. »

Paul Quéré

Publié dans Extraits, Poésie, Théorie | Laisser un commentaire

C’est un rivage ténébreux

« C’est un rivage ténébreux,

Toutes les saisons ne sont pas de ce monde.

Je me souviens du plus petit caillou de ce jour-là,

Une pluie mot à mot dans les yeux,

La distance en égarée ;

Le contrebandier y marchait en funambule.

Sous un ciel de verre brûlait l’expérience spirituelle.

Je buvais le petit lait du chemin.

Une brise emportait une poignée de graines,

Esquissant ce qui manque. »

Cédric Migard

Publié dans Poésie, Théorie | Laisser un commentaire