« Cérémonie du simple,
Exercice
De la patience…
Croître en clarté,
Voilà le but. »
Christian Bobin
« Cérémonie du simple,
Exercice
De la patience…
Croître en clarté,
Voilà le but. »
Christian Bobin
« Voilà
il y a eu un miracle
devant ma porte
un instant
un bref instant
dans le silence roux des vignes vierges
le temps s’est arrêté
je vous jure
le temps
s’est
arrêté
un instant
un bref instant
j’étais plus jeune que moi-même. »
Jean-Pierre Siméon
« L’amour est notre jeu vivant. »
Henri Pichette
« Le lit des choses est grand ouvert.
Je me suis endormi, pensant que c’était trop beau et que la terre s’échapperait…
Le monde s’est embelli.
J’aspire littéralement l’avenir.
La clarté du jour m’assiste…
Ô c’est plus que jamais l’heure des diamants érectiles !
Les alentours se métamorphosent.
Je vois enfin le plus beau frisson de l’arbre. »
Henri Pichette
« C’est la terre qui t’a appris à l’aimer,
Qui guide tes gestes quand tu la pénètres. »
Guy Allix
« Un livre est un objet mystérieux et une fois qu’il a pris son envol, n’importe quoi peut arriver. »
Paul Auster
« Le mot psyché signifie deux choses en grec… Deux choses très différentes mais intéressantes. Papillon et âme. Mais si on prend le temps d’y réfléchir attentivement, papillon et âme ne sont pas si différents, après tout… Le papillon débute dans la vie sous la forme d’un vilain vermisseau insignifiant et terre à terre, puis un jour la chenille fabrique un cocon, au bout d’un certain temps le cocon s’ouvre et il en sort un papillon, la plus belle créature du monde. Il en va de même pour l’âme… Elle se débat dans les profondeurs de l’obscurité et de l’ignorance, elle traverse dans la douleur des épreuves et des malheurs, et petit à petit elle est purifiée par ces souffrances, aguerrie par les difficultés qu’elle rencontre et un beau jour, cette âme, elle sort de son cocon et prend son essor dans les airs comme un magnifique papillon. »
Paul Auster
« Un enfant recomposait l’horizon
Avec sous la plante de ses pieds
La mer creusant, effaçant, annonçant déjà la couleur.
De la présence de tout
L’enfant allait vers ce qui lui coûterait l’absence
De ce à quoi tous s’accrochent.
Il ouvrait les vannes de la lumière
Qui serpentait à travers lui,
Parole pour la nuit et la vie entière,
Vagues venues bercer son temps
A l’unisson
De la solitude et des métamorphoses.
C’était une pêche miraculeuse
Où l’enfant devenait le pêcheur et le poisson.
Alors, il infusait dans l’étendue,
Se déployait ainsi qu’une foule de mains
Dans le sillage du couchant.
Ton poème revient sans cesse
Se ressourcer à cet enfant-là.
C’est ton ami,
ton frère, ton père, ton petit,
Ton passé et ton devenir. »
Cédric Migard